Témoignages de personnes concernées

L’Histoire de Pascale

« Denis avait fait le choix déjà à la 2ème année enfantine, lorsque que sa camarade de classe Nathalie, avait besoin d’une greffe de moelle. Il est rentré de l’école et a dit : « Maman, demain je meurs, pour donner ma moelle à Nathalie ». Du haut de ses 7 ans, il avait déjà le cœur sur la main !

J’ai tout expliqué et inclus le don d’organes, valeur que mes deux fils ont cautionnée depuis ce jour, ainsi que toute notre famille monoparentale. En 1990, seul un bout de papier était reconnu, pour inscrire sa volonté de don, pas de carte même au nom de Swisstransplant officiellement reconnue par le gouvernement suisse.

Denis, à 18 ans et quelques mois, a eu au petit matin du 5 janvier 2002, sa voiture a glissé à faible vitesse sur une plaque de glace, un seul point d’impact, la tempe gauche et la mort cérébral est arrivée brutalement. Depuis, 7 organes pour 8 receveurs ont été prélevé selon sa volonté. La chance, c’est qu’il avait exprimé son choix ferme et définitif à 16 ans, habitant en Belgique pour ses études, ce pays offrant par loi, la règle simple que nous allons voter le 15 mai prochain.

Merci à tous d’exister et de passer le relais, notre famille aurait aussi aimé que Denis puisse plutôt bénéficier d’un organe, mais la vie est ainsi et nous sommes fière et heureux de son choix. »

« Pour nous, il est parti entier, mais parti en étant aidant et respectueux de son prochain. »

L’Histoire de Patrick

« Ma vie a changé un soir d’été 2018 lorsqu’au téléphone j’ai entendu ceci :

Bonsoir, c’est le coordinateur du service de transplantation des HUG. Vous êtes toujours d’accord pour l’opération ? Nous avons un organe pour vous…

Suite à une maladie rare du foie, la seule solution à terme pour rester en vie était une greffe. Après une interminable attente dans l’angoisse et l’incertitude du temps qu’il me restait à vivre, après cette transplantation j’ai pu envisager un nouveau départ, me rattacher à l’espoir de voir grandir nos enfants et de pouvoir reprendre une vie active. »

« Ceci n’aurait jamais été possible sans ce don… Mes pensées vont au donneur et à ses proches…»

L’histoire d’Emilie

« Transplantée à l’âge de 2 ans suite à une atrésie des voies biliaires, je dois ma vie au don d’organes! »

« Grâce à ce don, je profite aujourd’hui de la vie au maximum et cette philosophie est pour moi également une manière de
dire merci. »

L’histoire de Valentin

En 1986, lors d’un cours de répétition à l’armée, j’ai attrapé une maladie rénale dégénérative. 9 ans plus tard j’ai dû dialyser. J’ai été transplanté d’un rein en 1997. La période depuis la découverte jusqu’à la transplantation était très difficile et ma relation de l’époque n’y a pas résisté. Après la transplantation j’ai pu revivre. Je me suis marié, j’ai eu un fils, construit une maison, fait le brevet fédéral de spécialiste RH. Le rein a tenu 24 ans, mais depuis mars 2021 je dois de nouveau dialyser.

L’histoire de Gaëtan

A ma naissance en 1995, j’ai passé la plupart des jours de ma vie à l’hôpital, principalement aux HUG, à Genève. Ma seule chance de survie était une greffe de foie. Sans cette greffe, je ne serais plus là aujourd’hui.

A l’âge de 14 mois, le 6 mai 1996, alors qu’on pensait que je n’avais plus que 48 heures à vivre, une famille en deuil a donné son accord pour un don d’organes, le foie de leur enfant, qu’ils venaient de perdre. Avec ce « oui », ils ont sauvé plusieurs vies d’enfants. J’étais un de ces enfants. Depuis, j’ai croqué la vie à pleines dents malgré une adolescence tumultueuse. Ma famille respective, ma famille des transplanté(e)s, mes proches et le sport m’ont apporté le soutien nécessaire pour me relever des difficultés afin de continuer à vivre de beaux moments en leur compagnie. Merci pour la vie et donner c’est aimer !